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Je voudrais vous proposer un programme pour les séances à venir, histoire de ressaisir un peu tout ça et de ne pas trop dériver dans le bavardage. Et aussi pour éviter le manque d’inspiration qui peut, après tout, toujours nous arriver. Ça nous pend au nez.

Je voudrais commencer par vous proposer que nous lisions ensemble, chapitre après chapitre, semaine après semaine, le livre de Bernard Bourgeois, grand spécialiste de Hegel, livre qui s’intitule Sept questions politiques du jour, paru chez Vrin en 2017.

Quatrième de couverture :

“Actualité ? Le cours de l’histoire, en s’unifiant, a répondu à la demande de la philosophie : se sont réalisées les conditions objectives de la liberté. Ces conditions forment un système et l’on sait désormais en quoi il consiste. Actualité ? Mais il s’est opéré une confusion : on a cru que la nécessaire concrétisation de ces conditions imposait leur égalisation. Confusion qui n’est pas sans conséquence, puisqu’une telle égalisation qui est socialement impossible, comme l’histoire l’a prouvé, a entraîné une quête subjectiviste où se déverse et s’irréalise notre époque. Le présent ouvrage s’emploie à rappeler ce qu’exige réellement une maîtrise politique rationnelle, et cela dans les sept grandes questions qui mobilisent aujourd’hui les hommes dans l’organisation de leur coexistence.” 

Le sommaire de ce livre est le suivant :

Avant-propos

  1. Faire société
  2. La Nation : devoir de mémoire et devoir d’oubli
  3. De la positivité politique et religieuse de la laïcité
  4. Liberté et égalité en démocratie
  5. Penser et faire l’Europe ?
  6. D’une maîtrise politique de la mondialisation
  7. Revivifier la politique, aujourd’hui ?

Conclusion

Ça devrait nous faire travailler pendant presque tout l’été.

Nous nous réservons la possibilité, cependant, de revenir sur les précédentes séances le samedi 8 juin, et d’y effectuer aussi une courte présentation du livre que nous étudierons dans les semaines et mois à venir.

Nos discussions du jour portent sur “Âme, souffle, corps”. Si âme et corps sont bien mentionnés dans le Lalande, la bible des vocabulaires en philosophie, le souffle semble en être absent. C’est qu’il y est bien, en réalité, mais sous l’appellation de l’esprit. Âme, esprit, corps, donc. Pour le corps, comme concept général, est un corps ce qui a une étendue. Définition liminaire la plus mince qui soit. Mais enfin, le corps des hommes, et pas seulement celui-là, tout corps vivant, est un corps animé, traversé de ce souffle qu’est l’esprit, là aussi dans sa définition la plus mince. L’âme, par contre, semble être une particularité de l’homme, en tout cas dans sa définition aristotélicienne, matérialiste diraient certains : l’âme, c’est la forme du corps. On pense alors à Lacan et au stade du miroir.

Il est probable que ces quelques discussions se poursuivent lors de la séance du 8 juin, en attendant de recevoir le livre de Bernard Bourgeois et de lancer « officiellement » notre troisième cycle.