Littérature
Le rayon Littérature rassemble des écritures qui font de la parole un lieu de liberté, de mémoire et d’exploration. Qu’elles sondent l’intime ou affrontent le monde, ces voix transforment la vie en langage et le langage en acte. Entre révolte et quête de vérité, elles révèlent les zones secrètes du corps, du désir et du temps. Les œuvres réunies ici traversent les frontières du genre, de la morale et de la forme : du réalisme au lyrisme, de l’autobiographie à l’expérience poétique. Toutes interrogent ce que signifie vivre, aimer, écrire — et dire l’indicible. Ce rayon célèbre une littérature qui, par la force du style et la puissance du regard, fait du livre un espace d’émancipation et de pensée vivante.
Les voix de femmes réunissent des autrices qui explorent l’intime et le politique, la mémoire et le corps, le désir et la révolte. Écrivaines du monde et du quotidien, elles transforment la parole en acte de liberté. Leurs mots dévoilent l’expérience féminine comme force créatrice, critique et poétique du monde contemporain.
Quelques incontournables :
De Simone de Beauvoir (Le deuxième sexe, Djamila Boupacha) à Virginie Despentes (Les chiennes savantes, Vernon Subutex), Marguerite Duras (Le ravissement de Lol V. Stein, Les parleuses), Violette Leduc (Ravages, La bâtarde), Griselidis Real (La passe imaginaire , Suis-je encore vivante ?) ou Monique Wittig (L’Opoponax, Les Guérillères) , la part belle est donnée à des voix révoltées, expérimentales, interrogeant leurs époques, sans négliger des écritures plus classiques, comme celles de Jane Austen (Le cœur et la raison, Mansfield Park), Annie Ernaux (Mémoire de fille, Les années), Virginia Woolf (Orlando, Un lieu à soi) et Marguerite Yourcenar (Mémoires d’Hadrien, Nouvelles orientales)
La voix de la transgression anime des écrivains explorant les limites du langage, du corps et de la morale. Rebelles aux conventions, ils font de l’excès, du désir et de la révolte des formes de vérité. Leur œuvre interroge la société, la foi, la chair et la mort : une littérature où l’expérience devient acte de pensée.
Quelques incontournables :
Après Sade (Justine, ou les malheurs de la vertu), Bataille (Histoire de l’oeil, L’Abbé C.) et Genet (Querelles de Brest , Pompes funèbres) ouvrent une voie de l’excès, du corps et de l’expérience limite que poursuivront dans leur errance les écrivains de la Beat Generation, depuis leurs précurseurs, comme Tom Kromer ( Les vagabonds de la faim) ou Ben Reitman (Boxcar Bertha), Ed Sanders (Contes de la gloire beatnik), Ted Conover (Au fil du rail) jusqu’aux grandes signatures de Burroughs (Le festin nu, Les cités de la nuit écarlate), Kerouac (Sur la route) et Ginsberg (Journal 1952-1962, Correspondance 1944-1969).
Les voix du soi croisent l’intime, la mémoire et la vérité nue : réflexions sur la condition, la société, l’écriture comme fracture. Écrivains réalistes, ils revisitent l’expérience personnelle, les tabous, la conscience et les héritages culturels. Leurs mots s’imposent comme des actes, décodant les silences, redéfinissant le soi et son rapport au monde.
Quelques incontournables :
Une continuité subtile se trace de Louis-Ferdinand Céline (Voyage au bout de la nuit, Mort à crédit) à Emmanuel Carrère (Vers le réel, Yoga), Sorj Chalandon (Enfant de salaud) de Françoise Sagan (La femme fardée, Bonjour tristesse) à Amélie Nothomb (Métaphysique des tubes, Stupeur et tremblements) dans la diversité des mémoires et de leurs expressions. Le récit de soi se dévoile aussi dans des textes plus confidentiels, comme les journaux d’usine ou de paysans de Jean‑Noël Falcou (Journal d’un paysan) ou de Joseph Ponthus (A la ligne), Georges Navel (Passages) et de leurs pairs.